La mariée mise à nu @ Nikki Gemmell
Un éditeur reçoit un jour, par la Poste, un bien étrange manuscrit…. Il s’agit du journal intime d’une jeune femme (nous ne connaîtrons jamais son nom), tout nouvellement mariée, et disparue mystérieusement au bord d’une falaise un an plus tôt. L’expéditrice n’est autre que la mère de l’auteure, qui sachant que sa fille avait en chantier un livre sur la vie secrète d’une femme mariée, qu’elle comptait publié anonymement, se décide après moult hésitations à le faire publier.« Je crois que c’était ce qu’elle voulait, qu’elle le voulait très fort. Son bonheur en fin de compte, est tout ce que j’ai jamais voulu pour elle. »
Nikki Gemmell aurait bien aimé également que « La mariée mise à nu » reste protégé par l’anonymat, mais comme elle le précise dans sa postface, un journaliste un peu trop curieux la força à sortir de sa retraite, aussi dut-elle, pour apaiser les rumeurs et ragots, signer son livre avec finalement, et à sa grande surprise, la sympathie de très nombreuses femmes… Car ce livre de toute évidence, et eu égard au succès qu’il ne cesse remporter, parle aux femmes, enfin tout du moins à toutes celles que le mariage déçoit.
Mais qu’en est-t-il de l’histoire ?
Une femme, dans la trentaine, et jugeant qu’elle est restée célibataire beaucoup trop longtemps, demande quasiment en mariage un homme avec lequel elle se verrait bien partager la fin de sa vie. Il s’appelle Cole, est restaurateur de tableaux et inspire confiance, tant il est protecteur, sécurisant, un chouia autoritaire peut-être, mais avec lui l’avenir semble enfin assuré…
« Quand votre mari vous enveloppe dans ses bras, c’est comme un abri, un havre où se reposer du tumulte du monde. C’est ce que vous avez toujours voulu, vous devez l’admettre : ce refuge, ce cliché. »
Oui, mais voilà, en pleine lune de miel à Marrakech, elle le surprend au téléphone murmurant des mots doux à sa meilleure amie (sexologue qui plus est..). Son sang ne fait qu’un tour, son mari n’est donc décidément pas le havre de paix qu’elle envisageait… Bouleversée, décolérant à peine, elle en vient à juger que sa vie sexuelle est misérable, désertique même. Le charme de leur union, aussi ténu soit-il est définitivement rompu.
« A chaque fin de soirée, assise à la coiffeuse, le bout de vos doigts soutient votre front comme un échafaudage. Car ce sont les longues, longues nuits qui vous terrassent.
Quand vous êtes, d’un souffle, éteinte comme une chandelle. »
De plus en plus souvent, elle s’échappe de ce domicile conjugal qui finit par l’exaspérer pour passer des heures dans un petit café où elle fait la rencontre de … Gabriel, son sauveur.
Gabriel qui contrairement à son mari « ne présume jamais. »
D’un côté l’amour sage et conjugal, de l’autre, les affres de la passion la plus dévorante.
Je n’en dirai pas plus bien évidemment. Sachez juste que la jeune femme de cette histoire avait pour livre de chevet (ou tout comme) un autre petit journal, écrit anonymement lui aussi, à l’époque victorienne. C’est tout décidé, elle aussi écrira son journal comme en réponse à ce dernier.
« Vous vous asseyez à un bureau. Vous agrippez à sa bordure. Respirez à fond. Vous devez vous concentrer sur votre propre livre, vous devez le mettre en œuvre : il faut une échine à votre vie.
Et puis cela vous frappe, avec la même beauté et la même obéissance qu’un collier emmêlé que vous tentez depuis longtemps de dénouer, une simple boucle de ses rangs de perles glisse à travers une autre et le nœud se défait comme par magie.
Vous allez répondre à votre mystérieuse auteur du XVII siècle.
Vous allez écrire un livre en secret exactement comme elle. Pourquoi pas ? Toute écriture est revanche, n’est-ce pas. Oui, oui. Vous vous humectez les lèvres. Prenez votre carnet de notes. »
Et ce livre, vous le tenez à présent entre vos mains…
Thom a bien aimé également (et se demande quel homme en écrira enfin la version masculine ), Fashion très récemment en a également parlé ici.
Sortie en Poche, prévue comme le précise Fashion, en mai 2008...
Nikki Gemmell aurait bien aimé également que « La mariée mise à nu » reste protégé par l’anonymat, mais comme elle le précise dans sa postface, un journaliste un peu trop curieux la força à sortir de sa retraite, aussi dut-elle, pour apaiser les rumeurs et ragots, signer son livre avec finalement, et à sa grande surprise, la sympathie de très nombreuses femmes… Car ce livre de toute évidence, et eu égard au succès qu’il ne cesse remporter, parle aux femmes, enfin tout du moins à toutes celles que le mariage déçoit.
Mais qu’en est-t-il de l’histoire ?
Une femme, dans la trentaine, et jugeant qu’elle est restée célibataire beaucoup trop longtemps, demande quasiment en mariage un homme avec lequel elle se verrait bien partager la fin de sa vie. Il s’appelle Cole, est restaurateur de tableaux et inspire confiance, tant il est protecteur, sécurisant, un chouia autoritaire peut-être, mais avec lui l’avenir semble enfin assuré…
« Quand votre mari vous enveloppe dans ses bras, c’est comme un abri, un havre où se reposer du tumulte du monde. C’est ce que vous avez toujours voulu, vous devez l’admettre : ce refuge, ce cliché. »
Oui, mais voilà, en pleine lune de miel à Marrakech, elle le surprend au téléphone murmurant des mots doux à sa meilleure amie (sexologue qui plus est..). Son sang ne fait qu’un tour, son mari n’est donc décidément pas le havre de paix qu’elle envisageait… Bouleversée, décolérant à peine, elle en vient à juger que sa vie sexuelle est misérable, désertique même. Le charme de leur union, aussi ténu soit-il est définitivement rompu.
« A chaque fin de soirée, assise à la coiffeuse, le bout de vos doigts soutient votre front comme un échafaudage. Car ce sont les longues, longues nuits qui vous terrassent.
Quand vous êtes, d’un souffle, éteinte comme une chandelle. »
De plus en plus souvent, elle s’échappe de ce domicile conjugal qui finit par l’exaspérer pour passer des heures dans un petit café où elle fait la rencontre de … Gabriel, son sauveur.
Gabriel qui contrairement à son mari « ne présume jamais. »
D’un côté l’amour sage et conjugal, de l’autre, les affres de la passion la plus dévorante.
Je n’en dirai pas plus bien évidemment. Sachez juste que la jeune femme de cette histoire avait pour livre de chevet (ou tout comme) un autre petit journal, écrit anonymement lui aussi, à l’époque victorienne. C’est tout décidé, elle aussi écrira son journal comme en réponse à ce dernier.
« Vous vous asseyez à un bureau. Vous agrippez à sa bordure. Respirez à fond. Vous devez vous concentrer sur votre propre livre, vous devez le mettre en œuvre : il faut une échine à votre vie.
Et puis cela vous frappe, avec la même beauté et la même obéissance qu’un collier emmêlé que vous tentez depuis longtemps de dénouer, une simple boucle de ses rangs de perles glisse à travers une autre et le nœud se défait comme par magie.
Vous allez répondre à votre mystérieuse auteur du XVII siècle.
Vous allez écrire un livre en secret exactement comme elle. Pourquoi pas ? Toute écriture est revanche, n’est-ce pas. Oui, oui. Vous vous humectez les lèvres. Prenez votre carnet de notes. »
Et ce livre, vous le tenez à présent entre vos mains…
Thom a bien aimé également (et se demande quel homme en écrira enfin la version masculine ), Fashion très récemment en a également parlé ici.
Sortie en Poche, prévue comme le précise Fashion, en mai 2008...


15 commentaires:
Roman très déroutant en effet...et tiens je suis heureuse qu'il sorte en poche car je le relirais bien ...Je suis d'accord avec Thom...j'adorerais lire une version masculine !
il m'a bien plu, ce livre. C'est plus une histoire de libération ou d'affranchissement, non ?
Suffisait que j'écrive le titre du livre dans un commentaire hier pour faire apparaitre un billet dessus ? :-)
Lily, je suis au comble du bonheur après une succession de désaccords littéraires qui m'avaient vraiment attristé !!! :-D
La version masculine, figurez-vous mesdames que j'y songe...mais comment dire..? Plus j'y pense, plus je crois qu'un homme se ferait lyncher.
C'est une conspiration !
Et une très bonne opération publicitaire !
Oui, c'est une conspiration. Et je suis une victime consentante. Dès la sortie en poche ( enfin ), je le lis enfin depuis le temps que je m'interroge à son propos.
je crois qu'à sa sortie en poche, je ne pourrai pas résister !
J'aime beaucoup ses autres romans mais je n'ai pas encore lu celui-ci. J'ai hâte !
Il y a une oeuvre de Duchamp qui s'appelle "la mariée mise à nu par ses célibataires, même", ce qui fait que j'ai toujours l'impression que le titre de ce roman est incomplet... roman qui est fort intrigant lui aussi...
"D’un côté l’amour sage et conjugal, de l’autre, les affres de la passion la plus dévorante." ==> Tout un programme ! Qui n'a jamais souffert de ce dilemne ? Je le lirai sûrement pour en savoir plus.
J'ai beaucoup aimé ce livre aussi qui se lit avec un vrai bonheur. Une lecture à ne pas éviter !
Tiens tiens... je viens aussi de poster un commentaire sur ce livre! Merci le Livre de Poche ;-)
J'ai bien accroché aussi.
Hello Sandra, ah justement je comptais t'écrire :))
Je t'envoie un petit mail..
Amanda, oui il est vraiment étonnant ce livre... Je me demande si elle s'affranchit vraiment en fait.. :)
Thom, mais non, enfin quels désaccords littéraires ? :)) broutilles que tout cela :)
Ah j'attends, nous attendons ta version ! De pieds fermes même ;)
Mais non Michel :), avec ou sans coup de pub, ce livre s'envole de toutes façons :))
Emmyne,Saxaoul et Antigone j'attends vos avis !!
Merci pour la précieuse info Rose !! je ne savais pas...
Canthilde, n'hésite pas une seconde...
Lo, je n'avais pas vu ton billet, je vais corriger cette erreur :)
Je vais voir le tien aussi Camille ! quand les grands esprits se rencontrent :))
Oui merci le Livre de Poche :))
Comme le dit Michel... c'est une conspiration!!! Je le lirai certainement... en poche!
Même Thom l'avait lu ? Incroyable! :)))
Presque une consiration Karine, presque :)
Fashion, eh oui même Thom :))
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