Ailleurs si j'y suis @ Antoine Laurain
Pierre-François Chaumont, avocat de renom, disparaît un beau matin sans laisser aucune trace. Même sa voiture, une Jaguar XS, reste introuvable.Mort, suicidé, assassiné, accidenté, évaporé ? Personne ne sait. Mais tout a débuté ce fameux jour où l’avocat pour se distraire d’un dossier épineux, s’accorde une petite pause à Drouot, le lieu saint par excellence, celui où il se perd régulièrement, fiévreux, envoûté, galvanisé. Pierre-François est avant tout un collectionneur, un amoureux passionné d’objets et meubles anciens, pièces uniques, historiques, anecdotiques. Pour les faire siens, il y sacrifie des fortunes (quitte à en masquer le montant exact à sa femme que cette passion agace au plus haut point). Rien de plus exaltant qu’une vente aux enchères, l’angoisse et la tension qui montent au fur et à mesure que la salle s’échauffe, l’objet de tous les désirs à deux doigts d’être adjugé … Puis le soulagement ou la déception quand le marteau s’abat. Un peu comme au jeu de la roulette avec cette différence notoire que le perdant en sort plus enthousiaste, riche à vrai dire de la somme qu’il n’a finalement pas dépensée.
« Une fois de plus, je ressentais le shoot de la vente aux enchères : une impression de vitesse, de nausée, une excitation et une angoisse. La sensation de conduire une voiture à toute allure, sur une route les yeux bandés. »
Ce jour-là, donc, Pierre-François, tombe comme toujours par hasard, sur un étrange portrait, un pastel du 18éme, magnifique et qui lui ressemble presque trait pour trait. C’est bien simple, il a quasiment l’impression de s’y réfléchir à des années de distance.
Au terme d’un combat aussi homérique qu’exténuant nerveusement, il en devient l’acquéreur et c’est là que les ennuis commencent. Personne, absolument personne dans son entourage ne le reconnaît, lui, dans ce tableau. Il est bien le seul à être persuadé de cet étrange reflet de miroir.
« Charlotte (sa femme) ne me voyait pas. C’était la seule explication. Depuis combien de temps étais-je ainsi transparent à ses yeux et à ceux des autres ? ».
Et la quête d’identité commence.
En haut à droite du tableau, le blason du personnage. La clef, « l’ADN » du portrait.
Pierre-François enquête, part à la recherche des origines de ce blason et par conséquent, il en est intimement persuadé, de lui-même. Jusqu’où cette histoire le mènera-t-il, il n’en a à vrai dire aucune idée, mais il est prêt à en prendre le risque.
En contre champs, l’ombre de l’oncle Edgar, la honte de la famille, le déchu à la cape noire aux allures de Charlus, un collectionneur tout comme lui…Un idéaliste qui se joue des apparences et des rumeurs.
Les choses et les êtres disparaissent dans ce roman, pour mieux se retrouver Ailleurs, sans masque ni fards, tout nus, dans leur vérité.
« Ailleurs si j’y suis » est le premier roman d’Antoine Laurain, le premier avant « Fume et Tue » (Pour l’anecdote, les deux personnages fument tous deux des Bensons dorées).
Une vraie, belle réussite, qui se lit d’une traite avec bonheur.
« Objet inanimés, avez-vous donc une âme ? » . J’en suis pour ma part, intiment convaincue…
« Ailleurs si j’y suis » a obtenu le prix Drouot 2007.
« Une fois de plus, je ressentais le shoot de la vente aux enchères : une impression de vitesse, de nausée, une excitation et une angoisse. La sensation de conduire une voiture à toute allure, sur une route les yeux bandés. »
Ce jour-là, donc, Pierre-François, tombe comme toujours par hasard, sur un étrange portrait, un pastel du 18éme, magnifique et qui lui ressemble presque trait pour trait. C’est bien simple, il a quasiment l’impression de s’y réfléchir à des années de distance.
Au terme d’un combat aussi homérique qu’exténuant nerveusement, il en devient l’acquéreur et c’est là que les ennuis commencent. Personne, absolument personne dans son entourage ne le reconnaît, lui, dans ce tableau. Il est bien le seul à être persuadé de cet étrange reflet de miroir.
« Charlotte (sa femme) ne me voyait pas. C’était la seule explication. Depuis combien de temps étais-je ainsi transparent à ses yeux et à ceux des autres ? ».
Et la quête d’identité commence.
En haut à droite du tableau, le blason du personnage. La clef, « l’ADN » du portrait.
Pierre-François enquête, part à la recherche des origines de ce blason et par conséquent, il en est intimement persuadé, de lui-même. Jusqu’où cette histoire le mènera-t-il, il n’en a à vrai dire aucune idée, mais il est prêt à en prendre le risque.
En contre champs, l’ombre de l’oncle Edgar, la honte de la famille, le déchu à la cape noire aux allures de Charlus, un collectionneur tout comme lui…Un idéaliste qui se joue des apparences et des rumeurs.
Les choses et les êtres disparaissent dans ce roman, pour mieux se retrouver Ailleurs, sans masque ni fards, tout nus, dans leur vérité.
« Ailleurs si j’y suis » est le premier roman d’Antoine Laurain, le premier avant « Fume et Tue » (Pour l’anecdote, les deux personnages fument tous deux des Bensons dorées).
Une vraie, belle réussite, qui se lit d’une traite avec bonheur.
« Objet inanimés, avez-vous donc une âme ? » . J’en suis pour ma part, intiment convaincue…
« Ailleurs si j’y suis » a obtenu le prix Drouot 2007.


6 commentaires:
Je vais d'abord découvrir "Fume et tue" et ensuite pourquoi pas si son écriture me plait...
J'ai hâte d'avoir ton avis !
Belle soirée Anne ::
Te voilà donc fan de cet auteur ! :)
donc je découvrirai dans l'ordre. D'abord celui-ci puis Fume et tue. Il me tentent tellement tous les deux!
ça m'en a tout l'air Cathulu, Fume et tue m'avait donné très envie de me plonger dans son premier roman et je n'ai pas été déçue :)
Pourquoi pas Amanda, c'est une bonne idée :))
Je n'ai pas lu Fume et tue, mais des critiques assez bonnes, et celui-ci me plait bien aussi !
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