L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis @ Michèle Halberstadt
Maria Theresia von Paradis semblait dès sa naissance, bénie des fées qui se penchèrent sur son berceau, un certain 15 mai 1759. Fille unique de Joseph Anton, conseiller de l’impératrice d’Autriche, celui-ci s’écria en la découvrant encore emmaillotée dans ses langes :« Les fées de la beauté et du talent se sont penchées sur cet enfant ! ». La petite fille grandit dans un état de grâce permanent, jusqu’au jour de ses cinq ans, où elle se réveilla totalement aveugle. Elle se réfugia alors dans le piano et développa des talents de musicienne d’exception, excellant tout aussi bien dans l’interprétation que dans la composition. Mais son père ne se résout pas à la cécité qui maintient sa fille, juge-t-il, hors du monde. Son orgueil de père en est à vrai dire profondément blessé. La jeune-fille, elle, n’en a cure, ce qu’elle aime, ce qui la passionne et la maintient en vie, réside tout entier dans la musique, le reste lui importe peu. Elle subit les souffrances de divers traitements imposés par son père, un homme que l’on découvre peu à peu comme étant un monstre d’égoïsme, particulièrement violent à ses heures. Rien y fait, Mademoiselle Paradis reste aveugle, quelques souffrances et migraines en plus. Elle fait promettre à son père, le jour de ses dix-sept ans, de ne plus jamais rien tenter pour la guérir. Le père promet jusqu’au jour où il rencontre Mesmer, célèbre médecin mélomane et magnétiseur.
Maria Theresia ne résiste pas au charme étrange et réellement magnétique qui émane de Mesmer, elle dit « oui » presque à l’instant. S’en suivra une histoire d’amour doublée d’une curieuse guérison. Qui de l’amour ou du magnétisme aura eu raison…
La jeune-fille en recouvrant un semblant de vue découvrira aussi le monde qui l’entoure et cette découverte n’arrive pas sans son lot de déceptions, mais pire encore, ses talents de pianiste semblent se réduire comme peau de chagrin au fur et à mesure qu’elle recouvre la vue…
Michèle Halberstadt signe ici un agréable roman inspiré d’une histoire vraie curieusement très méconnue. Bref, un joli moment de lecture, peut-être pas inoubliable, mais divertissant.
Les billets de Cathulu, Fashion, Florinette, et Alice (je suis assez d'accord sur l'adjectif "gentillet" :)



8 commentaires:
" gentillet" est un tantinet sévère, ! :)Il y a de très belles descriptions, non?
Hello Cathulu :)
Les premiers chapitres peut-être ?
J'ai tenté de retenir quelques pages ici ou là, mais à la relecture et sorties du contexte je les ai trouvées un peu plates....
Mais l'histoire est bien menée, bien construite...
Je suis impressionnée par le nombre des livres lus!!! Quasiment un par jour!!! Quel plaisir quand il y en a tant à découvrir...
je confirme le gentillet, car j'ai l'impression qu'elle a survolé les sujets
En tout cas le sujet est fort intéressant : l'art, le magnétisme...
Bienvenue Nille :)
Hello Michel, oui je regrette un peu que le sujet n'ait pas été plus creusé, parce qu'il était passionnant.
Rose, effectivement (en plus j'ai tout de suite pensé à Balzac que le magnétisme intéressait au plus haut point... Ferragus, Vautrin n'en sont pas dépourvus...)
Tu manies de mieux en mieux la douche froide. Après un résumé qui promet le meilleur, on voit se cacher derrière le nom d'autres blogueurs un "gentillet" qui présage un roman un peu creux. Je laisse le destin faire en sorte que ce livre croise mon chemin.
oui, un joli livre sensible pour nous faire découvrir un peu de la vie de ce personnage attachant et méconnu. J'ai lu ce livre cet été, avec plaisir.
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