Une pincée d'Halloween...
"Notre Dame", Charles Addams
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Libellés : Addams charles, Miscellanées
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Si vous ne sortez pas de ce film, la peau à l'envers, toute parcourue de picotis, si vous ne ressentez pas un intense sentiment de bonheur, de légèreté et de tristesse mêlés, c'est que décidément vous êtes entrez dans cette salle au hasard et par erreur...
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Libellés : autisme, Elliot Adam, Films
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Libellés : Albums et littérature jeunesse, Colin Fabrice, La Saga Mendelson
Peter ne se souvient de rien, absolument de rien... Sa vie commence en quelque sorte dans cette chambre d'orphelinat avec pour tous biens une couverture, un oreiller et... un cahier.
La soeur Anne lui conseille d'y noter ses pensées, dans l'espoir que peut-être la mémoire lui revienne. Elle l'a appelé Peter, « mais je pense que ce prénom, elle l'a inventé. Parce qu'elle l'aimait bien. Et je l'aime bien aussi. »
Le cahier est aussitôt inauguré, Peter y confiera toutes les lettres qu'il aimerait tant pouvoir envoyer à sa mère, si seulement il la connaissait. Car Peter n'a qu'un but, la retrouver, et une seule certitude, sa mère l'aime, sa mère l'attend et le recherche également de son côté...
Cette certitude est au coeur de l'histoire de cet enfant perdu, elle le maintient debout, et lui donne la force de poursuivre sa quête avec fougue et courage. Oui mais... ce qu'il découvrira tout au long de son périple, entouré de ses copains de l'orphelinat, d'autres enfants perdus, ne sera pas tout à fait ce qu'il avait escompté, pas du tout même. La vie peut-être cruelle, très....
On peut lire ce livre comme les prémices de l'histoire de Peter Pan, l'histoire de ce jeune héros éternellement « enfant », avant qu'elle ne débute sous la plume de Barrie. L'hypothèse de l'identité du père, Crochet himself, est tout à fait intéressante et pourquoi pas, probable, envisageable, elle devrait en tous cas ravir les jeunes lecteurs et leur donner l'occasion de se poser LA question qui peut-être ne leur était pas encore apparu mais qui hante tous ceux qui aiment ce personnage ... Mais qui est Peter Pan ? Car le personnage est ô combien complexe, aussi attachant que troublant et cruel, aussi... Inviter les jeunes lecteurs à le percevoir autrement qu'il ne leur a été présenté jusque là (maintes versions dénaturées et édulcorées), leur proposer d'emblée une autre vision, une autre lecture, peut-être avant même qu'ils n'aient lu la version originale, me semble une idée tout à fait lumineuse et importante.
Fréquenter Peter Pan est une aventure périlleuse, ouvrir le Journal de Peter à huit, neuf ou dix ans n'est pas non plus sans conséquences... Du moins je l'espère, même si les questions qui en découlent sont fort dérangeantes et nécessaires tout à la fois. Quid de l'amour maternel exclusif et si naturel ? Qu'est-ce qui fait de moi ce que je suis ? Et l'abandon, le manque d'amour...
Attendez-vous à une flopée de questions, d 'interrogations sans fin... Enfin du moins c'est mon sentiment, car ce livre peut-être lu aussi « au premier degré », légèrement et sans danger... et ce serait vraiment dommage.
J'ai beaucoup aimé également la qualité des illustrations, absolument magnifiques, très délicates et sensibles. Le Journal ressemble à s'y méprendre à un vrai journal intime – papier vieilli, photos collées, petits croquis comme saisis sur le vif, enveloppes collées contentant précieusement lettres et documents. C'est presque « vivant », réel...
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Un très joli livre album qui confirme une nouvelle fois tout le talent et la sensibilité de Sébastien Perez (souvent complice de Benjamin Lacombe) et qui m'a permis de découvrir un illustrateur , Martin Maniez, qu'il faut suivre à tout prix (quel coup de crayon !).
Sébastien Perez a répondu à quelques questions de Laure ("De l'autre côté de miroir"). A lire absolument, c'est ICI !
Le journal de Peter - Editions Milan
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Libellés : Albums et littérature jeunesse, Maniez Martin, Perez Sébastien
Gabriel « avait apporté et accroché au mur une photo de Tommy, l’une de celles prises les derniers jours pour la propagande, à vrai dire la plus belle, où l’on voit en gros plan son visage de trois quarts, absent, au-delà de la souffrance, regardant le lointain vers sa gauche, comme la mort qui vient. La photo, peut-être, dont parle Hélène dans son livre, car elle l’y voit pleurer. »
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Libellés : Blottière Alain, Gallimard, Rentrée littéraire 2009
blue Cerises from Editions Milan on Vimeo. (SAISON 1)
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Libellés : Albums et littérature jeunesse, Collectif, Roumiguière Cécile
Pour fêter les dix ans de sa nièce, l’oncle de Charlotte, grand collectionneur de poupées anciennes, lui propose de choisir l’une d’elles, n’importe laquelle, celle qui lui plaira le plus.
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Libellés : Albums et littérature jeunesse, Almassy Eva
« Aujourd’hui, le 20 mai, parce qu’elle est arrivée au bout, au bout de ce qu’elle pouvait supporter, au bout de ce qu’il est humainement possible de supporter. C’est écrit dans l’ordre du monde. Dans le ciel liquide, dans la conjonction des planètes, dans la vibration des nombres. Il est écrit qu’aujourd’hui elle serait parvenue exactement là, au point de non retour, là ou plus rien de normal ne peut modifier le cours de heures, là où rien ne peut advenir qui ne menace l’ensemble, ne remette tout en question. Il faut que quelque chose se passe. Quelque chose d’exceptionnel. Pour sortir de là. Pour que ça s’arrête. »
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Libellés : de Vigan Delphine, JC Lattès, Rentrée littéraire 2009
Une nouvelle série pour adolescentes vient de poindre le bout de son nez en France après avoir connu des débuts tout à fait prometteurs aux Etats-Unis, neuf mois plus tôt.
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Libellés : Albums et littérature jeunesse, Noël Alyson
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« La tête posée sur ta paume, derrière la vitre embuée, tu regardais les gouttes de pluie éclater sur la tôle. Des silhouettes grises se déplaçaient entre les tuyaux rouillés et la tour de l’usine qui fumait.
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Libellés : Albums et littérature jeunesse, Lacombe Benjamin
Quand Nathanaël découvre dans le grenier de sa maison, qui fut aussi celle de ses parents, mais bien avant encore celle de ses grands parents, une étrange boite fermée à double tour, il la descend aussitôt dans sa salle à manger, un petit pincement au cœur, avant tout simplement de l’oublier… Le jeune homme n’a plus l’habitude des « surprises », sa vie est réglée comme du papier à musique, comme celle de tout le monde d’ailleurs, quarante à cinquante heures de travail par semaine ne laissent plus trop le temps de penser… Nous sommes en 2090 environ, les temps ont évolué, la vie se serait même améliorée et considérablement allongée sous le coup de nombreuses découvertes scientifiques et de non moins nombreuses recommandations-interdictions (adieu tabac, alcool, et même sexualité….).
Au sujet de L’auteur
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Libellés : Beau Stéphane, Le Petit Pavé
Le 23 octobre 2008, soit un peu plus d'un mois après la disparition de David Foster Wallace, un hommage lui fut rendu au Skirball Center for the Performing Arts, Université de New York, par sa famille, ses amis, éditeurs, écrivains et journalistes. Les textes de ces interventions reproduites dans ce petit recueil témoignent tous avec émotion et simplicité de l'attachement et de la profonde admiration que chacun d'entre eux éprouvait pour cet écrivain unique.
En creux, se dessine le portrait d'un homme profondément tourmenté, un hypersensible tourné vers les autres malgré ses souffrances, un écrivain amoureux des mots, ultra perfectionniste mais sans raideur ou solennité, un grand, un immense auteur...
Ci-dessous, quelques extraits choisis, un peu arbitrairement - ce recueil de témoignages est une pépite pour tous ceux qui l'aimaient ou qui, tout comme moi, commencent à le découvrir et à l'aimer à leur tour...
« La fonction du balai », premier roman de l'auteur datant de 1986, est le troisième texte publié et traduit par leurs soins (septembre 2009), les deux premiers étant
Bonne, excellente nouvelle, d'autres traductions devraient suivre Au Diable Vauvert, et notamment son immense roman « Infinite Jest »...
« David écrivit : « Je veux écrire des choses qui restructurent les mondes et fassent sentir des trucs aux vivants. » C'est sans aucun doute ce qu'il a réussi à faire. Le monde a maintenant un énorme trou, là où se trouvaient son cerveau gigantesque et son coeur gigantesque, capables d'absorber et d'examiner pour nous autres tout ce qui s'y trouve. Là où se trouvait également sa gentillesse.
Mais il nous reste tous les mots qu'il a écrits. J'espère que nous tous, réunis ici aujourd'hui, ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer que ces mots seront lus, répandus, appréciés, admirés et célébrés. »
Michael Pietsch – Editeur chez Little, Brown and Company.
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Libellés : Wallace David Foster
Quelle est la fonction d’un balai, à quoi sert-il au juste ?
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Libellés : Le Diable Vauvert, Rentrée littéraire 2009, Wallace David Foster

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Libellés : Man Ray, Marquise Casati
Enfance (Vance)
« Existe-t-il peau, matière même, plus douce que la joue d'un jeune enfant sous la caresse au bord de la piscine en fin d'après-midi ? Lorsque l'enfant est drapé dans une serviette, la blancheur des mollets minces en sortant pour se faire pieds temporairement mouchetés. La peau est si douce, lavée de toute couleur et de toute défense, aussi blanche qu'une coquille, détendue, les lèvres écarlates teintées de bleu, tremblantes ; l'enfant grelotte, c'est l'été, à la piscine, le soleil annonce qu'il ne sera bientôt plus qu'implicite et des mères aux cheveux secs observent sans la moindre tendresse. Et la peau frémissante est presque translucide, renouvelée.
La piscine accouche de nouveaux enfants propres et les yeux rouges qui grelottent dans des capes de coton, puis la plus légère humidification d'une portion de cette peau blanche et renouvelée fait renaître dans l'espace le parfum de la renaissance, une propreté qui survivra jusqu'au prochain bain. Les nouveaux enfants sont faits pour les baisers. Et le soleil rouge descend se dissoudre dans le bassin bleu de chlore propre, et les enfants aux yeux rouges sont soulevés et emportés et s'abandonnent sous forme d'empreintes sur la surface pavée où ils s'évaporent. Et la crème solaire cède la place au parfum stérile d'un nouveau départ, à la fin de la journée, chaque fois un nouveau départ. Et, comme à chaque renouvellement, la douleur dans les oreilles, les yeux qui piquent et l'eau. »
Edtions du Diable Vauvert - Septembre 2009
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Libellés : Wallace David Foster
Des « jours sans », des jours où l'on est triste, tout simplement.
C'est ce que découvre Mitsu, la petite crocodile qui jusqu'à présent n'avait jamais ressenti un tel sentiment.
D'habitude, Mitsu aime beaucoup se réveiller de bonne heure, boire son café en regardant les arbres par la fenêtre, mettre un peu d'ordre chez elle et puis joliment se vêtir.
Oui, d'habitude, mais aujourd'hui, c'est un "jour sans" :
« ça arrive les jours sans et puis ça passe... », lui dit son copain öko la grenouille.
« Oui, mais öko, c'est quoi un jour sans ? Un jour sans quoi ? »
La grenouille ne prend pas le temps de lui répondre et saute dans la mare. Décidément Mitsu se sent bien seule...
Seule, mais triste surtout. Triste, le mot est lâché, oui, il y a des jours où tout simplement la tristesse, sans qu'on y comprenne rien vous tombe dessus comme un voile noir, assombrissant tout sur son passage.
Et puis « Quand Mitsu est triste, elle est aussi un peu méchante »... Et les autres, curieusement ne lui sont plus d'aucun secours, comme si plus personne ne la voyait ou ne faisait attention à elle...
Triste et seule...
Jusqu'à ce qu'une bien jolie rencontre, un petit écureuil nommé Hervé, la propulse en dehors d'elle-même, la pousse à se dépasser, en grimpant dans un arbre (pour un crocodile c'est un exploit).
Et Mitsu est sauvée, elle retrouve le plaisir, elle « revoit » enfin le monde, tel qu'il lui apparaissait avant...
Ce livre est une véritable petite merveille. Il aborde avec beaucoup de tact, de délicatesse et de poésie le thème de la tristesse, et même de la dépression (petite). Oui, il y a des jours sans... Sans petits bonheurs, des jours où la tristesse vous coupe du monde et vous empêche d'avancer, des jours où rien ne va plus. La tristesse fait partie de la vie...
Matthieu et Thomas ont trouvé cet album formidable, il les a même beaucoup émus (malgré leur « grand âge », respectivement presque 10 et presque 8 ans).
Mitsu touche, pointe du doigt ce que l'on ne sait pas toujours se formuler à soi-même quand on est encore petits. Etre triste sans cause, c'est tout de même mystérieux non ?
Un grand coup de coeur, découvert grâce à Vanessa (un grand grand merci :)
P.S J'aime beaucoup cette page, petit clin d'oeil à Kitty Crowther et à son "Grand désordre" :
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Libellés : Albums et littérature jeunesse, Rutten Mélanie