20 décembre 2009
19 décembre 2009
Hiver @ Mons Kallentoft
Il fait froid, vraiment très froid, en ce petit matin du mois de janvier, quand le corps d’un homme dénudé et gelé, est retrouvé pendu au bout d’une corde, en pleine campagne suédoise… Il est mort et pourtant son esprit survole toujours les lieux, observateur de son propre calvaire, étrangement calme à présent, presque bienveillant.
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18 décembre 2009
La main verte @ Hervé Bourhis
"Comment rallier Bordeaux - Tours dans un monde sans voiture ?". Oui comment ? Surtout quand il est d'une urgence vitale de percer les secrets de la culture des plants de tomates, denrée devenue aussi rare et aussi chère que ce bon vieux pétrole désormais introuvable...Mais que se passe-t-il au sommet de Copenhague ?
Extrait choisi (cliquez pour agrandir) :
Editions Futuropolis - Septembre 2009
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17 décembre 2009
La double vie d'Anna Song @ Minh Tran Huy
Mais c'est trop tard pour Anna, bien trop tard...
Le livre se construit peu à peu, et très habilement, alors que l'histoire d'Anna et de Paul se détricote sous nos yeux, alternant les articles de presse, élogieux, enthousiastes, dubitatifs puis scandalisés, et les souvenirs de Paul Desroches, le mari d'Anna, son producteur aussi, après avoir été son meilleur ami d'enfance. D'un côté le "phénomène Anna Song" tel qu'il apparaît dans la presse, de l'autre, une histoire d'amitié et d'amour, magnifique, étonnante et bouleversante.
Paul vient de perdre ses parents, morts tous les deux dans un accident de voiture, quand il rencontre Anna, une petite voisine de sa grand-mère. Ils n'ont que huit ans tous les deux, mais partagent déjà l'essentiel, un sentiment de perte, d'inéluctable. Les parents d'Anna ont du quitter le Viêtnam, la fillette, née en France, n'a jamais connu son pays, mais tous les jours elle en rêve, et tous les jours elle se promet d'honorer son grand-père, qu'elle n'a pourtant pas connu, mort lui aussi, ce grand-père qui aimant tant le piano... La musique sera leur trait d'union, et la seule raison ou presque d'Anna de vivre...
Finalement le rêve d'Anna deviendra peu à peu celui de Paul, comme s'il tournait la page de son propre passé, évitait de penser à ses propres tourments pour rêver avec elle, s'échapper avec elle dans un pays rêvé, fantasmé, au son des notes de musique...
Mais le passé disparaît et les morts disparaissent de la terre, comme s'ils en étaient effacés. Il ne reste que des souvenirs de plus en plus pâles, puis plus rien... Quand la barrette disparaîtra des cheveux de sa grand-mère, du grand-père, il ne restera plus rien...
"Egaré quelque part dans les plis du temps, il avait été pour ainsi dire effacé du monde - avalé par le silence entourant tous ceux qui, comme lui, étaient morts sans que personne sache pourquoi. Ne demeurait pas une seule trace, pas le moindre témoignage du fait qu'il avait un jour été - à part la mémoire d'une vieille dame au chignon retenu par une barrette de jade."
Le passé s'efface progressivement pour basculer dans le néant, quand plus personne n'est encore en mesure de se souvenir, à moins que ... A moins que les notes de musique ne les transcendent, à moins que l'amour ne construise un mausolée à la grande absente pour lui offrir, d'une certaine façon une forme d'éternité.
Voilà une magnifique d'histoire d'amour et de folie mêlées. Peut-on vaincre le temps, ignorer ses outrages, surpasser la mort ? ... Paul y aurait presque réussi.
Une très belle histoire servie par une très jolie plume.
J'ai beaucoup aimé.
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15 décembre 2009
Le garçon en pyjama rayé @ John Boyne
Quand un jour Bruno rentre de l'école, c'est pour découvrir, un peu effaré, la bonne de la maison ranger méticuleusement toutes les affaires de son armoire (y compris celles qu'il cachait secrètement tout au fond) dans de grandes caisses en carton... La surprise et le désenchantement, eh oui, ils allaient bien tous déménager, quitter leur belle maison de Berlin, pour un lieu inconnu, éloigné, un certain "Hoche-Vite" .C'est pour le travail de ton père, c'est un travail très important, dit Mère qui ajoute alors en hésitant un peu, "un travail qui requiert un homme exceptionnel."
De ce travail, Bruno se sait pas grand chose, à vrai dire même strictement rien, il y a bien l'uniforme et les soldats qui claquent des talons en le croisant... Sinon, le flou complet.
Quand ils arrivent à Hoche-Vite, la déception augmente d'un cran. La maison est lugubre, comme plantée au milieu de nulle part. Un endroit désolé, sans voisin, sans enfant avec qui jouer, le drame pour un petit garçon de neuf ans...
Mais de la fenêtre de sa chambre il aperçoit, à son grand étonnement, une barrière qui clôture le bout de leur jardin, mais pas une barrière comme les autres, non, une très haute clôture métallique, plus haute que leur maison, toute hérissée de fils de fer barbelés. De l'autre côté, un sol aride, sans aucune végétation et des baraquements allongés et bas. Plus loin, de grands nuages de fumée. Et puis les gens, une multitude de gens, tous vêtus de la même façon, d'étranges pyjamas rayés assortis d'un calot. Et des enfants aussi, tous habillés du même uniforme.
"C'est incroyable" murmure Bruno...
Mais qui sont tout ces gens, que font-ils là ? Quand il pose la question à son père, un soir où la colère et l'irritation le poussent à sortir un peu plus que d'habitude de sa réserve, ce dernier lui répond :
"Ces gens... ce ne sont pas des gens, Bruno.".
Et puis un jour, alors que le jeune garçon a décidé, contrairement aux recommandations de ses parents, d'explorer un peu plus avant le parc de la propriété, il découvre en longeant la clôture du domaine interdit, un garçon de son âge qui s'avance vers lui. C'est ainsi que commence une étrange amitié entre deux enfants, que sépare une terrible grille. Désormais, Bruno s'y rendra aussi souvent que possible, dès que le temps le permet et souvent plusieurs fois par semaine. Son ami l'attendra toujours, au même endroit. Pendant plus d'une année...
Cette histoire est une "fable", précise l'auteur, à destination des enfants à partir de 12 ans. Rien de l'horreur des camps de concentration n'est évoqué, mais tout est suggéré, à petits traits, par petites touches. Beaucoup de non-dits qui n'en deviennent que plus effrayants, tandis que les pièces du puzzle s'assemblent peu à peu...
Un livre coup de poing, dont la fin tombe comme un couperet.
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11 décembre 2009
Chez nous @ Marilynne Robinson
Se nouent alors entre les trois, durant ces quelques semaines, une tension affective et émotionnelle sans pareille, extrêmement troublante, doucement bouleversante.
Au sujet de l'auteur :
Marilynne Robinson vient de recevoir l'Orange Prize, l'un des plus prestigieux prix littéraires au Royaume-Uni, pour ce dernier roman Chez nous.
Editions Actes Sud - Octobre 2009. Très belle traduction de Simon Baril.
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10 décembre 2009
Manhattan @ Anne Révah
Tout commence par une douleur, "un mélange de brûlure et d'anesthésie", située sur la face interne de l'avant-bras." ça ressemblait à un plan de Manhattan, c'est ce que j'ai pensé alors que j'essayais de décrire la géographie de cette douleur étrange" au neurologue en blazer fatigué, calme, et sûr de lui, souriant, presque.
Mais quand il revient, bien plus tard avec les résultats de la radio, son aspect a changé, toujours le même blazer certes, mais son visage s'est crispé.
"Le plan de Manhattan sur mon avant -bras était le signe d'une guerre cérébrale peut-être déjà engagée, presque muette mais réelle, quelque chose de larvé, de torve."
Et c'est là que tout bascule... Une décision qui s'impose, d'elle-même, fulgurante. "j'allais partir", tout quitter.
Tout quitter, son mari, Victor, ses enfants, sa vie. Tout quitter quand elle le peut encore, quand les taches blanches de son cerveau sont encore endormies, tapies dans l'ombre. Avant la déchéance...
Alors elle part, parce que tout son "corps portait son départ."
Plus que de la maladie, ce texte est l'histoire d'une rupture totale, complète... Et plus que de mort et de séparation, il est ici question de retrouvailles, par-delà ou malgré le temps, avec soi-même. Mais des retrouvailles dures, âpres, profondément cruelles en même temps que salvatrices.
Paradoxalement, c'est au moment même où elle touche de près sa propre finitude, que tout commence, comme si elle repartait de zéro, depuis le début.
Elle part, mais pour écrire, écrire ce texte, ou presque, celui que vous tenez entre vos mains et qu'elle destine à sa mère, ultime message, quasiment d'outre-tombe, d'une femme condamnée, mais en réalité morte bien avant, quand elle était encore petite fille.
Entre deux, et jusqu'à présent, enfin, jusqu'aux taches blanches, elle était... métallique. Une femme automate, contrôlée, fabriquée de toutes pièces, par elle-même. Comment se construire, quand le temps n'existe plus, mais a été renié, d'emblée, quand son enfance fut rejetée, foulée au pied, ignorée de tous et surtout de sa mère...
Le secret explose, crie vengeance sur ces pages. Elle transmet ce poids opaque des non-dits pour ne plus le porter, jamais. Elle s'en délivre enfin pour atteindre, in extremis, une certaine forme de résilience.
Voilà un texte qui vous happe et prend aux tripes. Les mots se pressent, incisifs, durs et âpres, ils sauvent en même temps qu'ils entraînent dans leur chute.
A aucun moment Anne Révah ne joue sur le pathos, son personnage d'une froideur métallique ne porte pas aux effusions. Le lecteur la suit, pas à pas, et comprend peu à peu, au fur et à mesure que l'ombre et le secret se dissipent, au fur et à mesure que la jeune femme touche au but.
Un premier roman percutant et très prometteur.
Les avis de Antigone, de Leiloona, de Karine, de Mots à mots, Sylire, de Laure et de Cathulu ...
Editions Arléa - Mai 2009
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Libellés : Arléa, Révah Anne
04 décembre 2009
L'Ordre des jours @ Gérald Tenenbaum
J'ai lu ce livre, une fois, deux fois et encore une fois... Incapable d'en parler ensuite, de rédiger ne serait-ce que quelques lignes ici, tant certaines choses, certains souvenirs qui n'étaient pourtant pas les miens venaient et accouraient en rangs serrés pour s'entremêler à cette lecture. Les avis de Cathulu, Un coin de Blog, Florinette, Papillon, Caroline, Biblioblog....
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Libellés : Héloïse d'Ormesson, Tenenbaum Gérald
03 décembre 2009
Sans Gravité @ Vendela Vida
Il est deux heures et quart de l'après-midi, le 2 décembre précisément. Ellis, tout juste 21 ans, traverse un parc de New York, peut-être sort-elle de la fac où elle travaille à une thèse en histoire de l'art, quand...
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Libellés : L'Olivier, Vida Vendela
62e Journée Dédicaces - Sciences-Po - 5 décembre 2009
62e Journée Dédicaces- Sciences Po, le 5 décembre 2009
Je note et je surligne la présence d'Alain Blottière, d'Eva Almassy, de Yannick Haenel...
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02 décembre 2009
Ce mercredi, en attendant Noël...
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Libellés : Mes Mercredis




