06 avril 2010

La fille de l'irlandais @ Susan Fletcher

Quand sa mère meurt brutalement, d’un arrêt cardiaque, Eve est recueillie par ses grands parents maternels dans leur ferme du pays de Galles.
Eve n’a jamais connu son père, il reste pour elle, petite fille de huit ans, un mystère, un fantôme dont il n’est pas bon d’évoquer le nom.
Née quand sa mère avait à peine dix-huit ans, Eve, Evangeline, n’a jamais connu son père, qui demeure pour elle un mystère, un fantôme dont il n’est jamais bon d’évoquer le nom surtout chez ses grands parents dont le souvenir est banni à jamais. L’évoquer, ne serait-ce que dans un murmure équivaudrait à bafouer la dixième règle établie par sa grand-mère. Silence, secret, pesant… Il y a bien pourtant la boite à chaussures de sa mère, sa boite aux souvenirs, qui visiblement n’évoquent que lui... Eve se l’imagine, tente de retracer pour elle seule, ce que fut la grande histoire d’amour de sa mère, avant sa conception, avant la fuite en avant, seule avec la petite fille…
Mais un jour, un drame vient bouleverser le petit village de ses grands parents. Rosie, une enfant de l’âge d’Eve disparaît mystérieusement. Les vieux démons ressortent, la traque commence…
Mal aimée du village parce que fille d’un moins que rien, brutal disent-ils, et capable du pire, Eve se retrouve vite mise à l’écart. Mais il y a Billy, le simple d’esprit, Billy qui semble la connaître sans pourtant l’avoir jamais vue auparavant. D’étranges liens unissent l’homme à la petite fille, la reliant au passé, la reliant à sa mère. Mais Billy, le « fou », n’est-il pas le suspect idéal ?
Navigant entre passé et présent, la petite Eve de huit ans, et celle devenue adulte qui se remémore cette époque cruciale de sa vie, alors qu’elle va mettre au monde son premier enfant, La fille de l’irlandais  est un roman intimiste, d’une grande sensibilité, sur l’enfance, le sortir de l’enfance, le poids des secrets, et la découverte de la cruauté du monde adulte.
Un très très beau livre qui se dévore d’une traite, souffle coupé.

« J’avais huit ans. Il ne me vint pas une seconde à l’esprit qu’il pouvait y avoir des amitiés dangereuses ou qu’elles pouvaient se développer pour de mauvaises raisons. J’ai juste souri, et je me suis assise près de lui sur la souche. J’étais contente de l’avoir trouvé. J’ignorais tout des trahisons, à l’époque. »

Editions  Plon 2004 et Editions J'ai lu
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5 commentaires:

cathulu a dit…

Un très joli souvenir de lecture! j'ai ha^te d'en lire un nouveau après celui-ci et "Envol"

cathulu a dit…

N'importe quoi , c'est pas envol mais "avis de tempête" ah vivement juillet !:))

Lily a dit…

Cathulu, j'ai acheté dans la foulée, "Avis de tempête" :)
Mais je n'ai pas retrouvé ton billet ! Help :)

L'or des chambres a dit…

J'ai "avis de tempête" sur ma PAL, c'est Mélopée (lien sur mon blog)qui m'avait donné très envie de le lire... Un auteur a suivre apparemment !

Lily a dit…

L'or des chambres, Susan Fletcher est à suivre à la trace, assurément !
J'aime beaucoup :)