Les silences @ Rose Tremain
Les silences ou tout ce qui est tu, non dit, jusqu’à l’écœurement, les petites rancœurs, les immenses souffrances, jusqu’à l’infamie….
Quelque part dans les Cévennes, terres arides, dures et ensorcelantes tout à la fois, se côtoient sans se connaître les gens « du cru », les vrais, héritiers des terres et des traditions, pas très argentés souvent mais riches de leur patrimoine, et les touristes, un peu jaloux, ceux venus d’ailleurs, les citadins ou étrangers qui un beau jour franchissent le pas et s’installent, achetant parfois à prix d’or d'anciens mas aux pierres rugueuses.
D’un côté, dans sa vieille ferme cévenole, il y a Aramon, vieil homme décati, ivrogne et à bout de souffle, sa sœur et sa vieille bicoque construite sur le terrain familial, une véritable verrue d’ailleurs sa maison - Aramon ne veut pas tarder à s’en rendre compte, lui qui laisse pourtant tout pourrir et moisir chez lui.. Et puis, il y a les deux anglaises, passionnées de jardinage et luttant comme il se doit sur ces terres, contre la sécheresse, l’ennemi numéro un du jardinier.
Quand le frère de Veronica, Anthony, un antiquaire des quartiers huppés de Londres décide de venir rendre visite à sa sœur, Kitty, la compagne de cette dernière redoute la rencontre et en frémit d'avance, un peu jalouse, déjà.... Un lien étrange, inaliénable, unit la sœur et le frère, un secret de famille aussi... Anthony, dont les affaires sont au plus mal, se verrait bien s’installer dans ce coin de France, seul au milieu des montagnes mais à quelques encablures de sa sœur, au grand dam de Kitty, bien évidemment.
Leurs destins à tous vont se croiser, Aramon, Audrun, Kitty, Veronica et Anthony, eux que tout sépare pourtant, vont se retrouver au cœur d’une histoire de vie et de mort, de maux familiaux et de blessures jamais cicatrisées. Aramon, plus pour effacer le passé gluant qui lui colle la peau, que pour l’appât du gain (malgré les apparences) , met en vente sa maison, à la grande colère d’Audrun... Nos trois anglais vont y porter la plus grande attention jusqu’au drame, ou double drame, ou triple drame même qui va, vont, tout faire vaciller, certitudes, projets de vie, amours…
Sous les silences, la violence couve à petit feu, et le passé que l’on croyait enfoui ressurgit comme un diable de sa boite. Il ne faut pas faire confiance à l’eau qui dort, surtout dans un « gouffre » des Cévennes.
Un roman qui vous tient en haleine, dès la première page franchie, une peinture au vitriole de la "bonne société" anglaise qui n'a rien à envier, à vrai dire, question cruauté, aux paysans un peu moins policés des Cévennes.
Quelque part dans les Cévennes, terres arides, dures et ensorcelantes tout à la fois, se côtoient sans se connaître les gens « du cru », les vrais, héritiers des terres et des traditions, pas très argentés souvent mais riches de leur patrimoine, et les touristes, un peu jaloux, ceux venus d’ailleurs, les citadins ou étrangers qui un beau jour franchissent le pas et s’installent, achetant parfois à prix d’or d'anciens mas aux pierres rugueuses.
D’un côté, dans sa vieille ferme cévenole, il y a Aramon, vieil homme décati, ivrogne et à bout de souffle, sa sœur et sa vieille bicoque construite sur le terrain familial, une véritable verrue d’ailleurs sa maison - Aramon ne veut pas tarder à s’en rendre compte, lui qui laisse pourtant tout pourrir et moisir chez lui.. Et puis, il y a les deux anglaises, passionnées de jardinage et luttant comme il se doit sur ces terres, contre la sécheresse, l’ennemi numéro un du jardinier.
Quand le frère de Veronica, Anthony, un antiquaire des quartiers huppés de Londres décide de venir rendre visite à sa sœur, Kitty, la compagne de cette dernière redoute la rencontre et en frémit d'avance, un peu jalouse, déjà.... Un lien étrange, inaliénable, unit la sœur et le frère, un secret de famille aussi... Anthony, dont les affaires sont au plus mal, se verrait bien s’installer dans ce coin de France, seul au milieu des montagnes mais à quelques encablures de sa sœur, au grand dam de Kitty, bien évidemment.
Leurs destins à tous vont se croiser, Aramon, Audrun, Kitty, Veronica et Anthony, eux que tout sépare pourtant, vont se retrouver au cœur d’une histoire de vie et de mort, de maux familiaux et de blessures jamais cicatrisées. Aramon, plus pour effacer le passé gluant qui lui colle la peau, que pour l’appât du gain (malgré les apparences) , met en vente sa maison, à la grande colère d’Audrun... Nos trois anglais vont y porter la plus grande attention jusqu’au drame, ou double drame, ou triple drame même qui va, vont, tout faire vaciller, certitudes, projets de vie, amours…
Sous les silences, la violence couve à petit feu, et le passé que l’on croyait enfoui ressurgit comme un diable de sa boite. Il ne faut pas faire confiance à l’eau qui dort, surtout dans un « gouffre » des Cévennes.
Un roman qui vous tient en haleine, dès la première page franchie, une peinture au vitriole de la "bonne société" anglaise qui n'a rien à envier, à vrai dire, question cruauté, aux paysans un peu moins policés des Cévennes.
Un roman sombre sous un soleil écrasant.
Les avis de Cuné, Cathulu…
Extrait :
Anthony et Llyod sont partis pour une fin de soirée bien arrosée, bien décidés à deviser, sur la vie et sur ce « foutu fond des choses ». Benita, la femme de Lloyd est allée se coucher.
« Elle savait - peut-être parce qu’elle était plus cultivée que Lloyd, avait lu et compris à la fois Ibsen et Lewis Carroll - que le « foutu fond des choses », ça n’existait pas, et que quand les hommes entendaient le trouver, ils finissaient en règle générale par parler voitures. »
Les avis de Cuné, Cathulu…
Extrait :
Anthony et Llyod sont partis pour une fin de soirée bien arrosée, bien décidés à deviser, sur la vie et sur ce « foutu fond des choses ». Benita, la femme de Lloyd est allée se coucher.
« Elle savait - peut-être parce qu’elle était plus cultivée que Lloyd, avait lu et compris à la fois Ibsen et Lewis Carroll - que le « foutu fond des choses », ça n’existait pas, et que quand les hommes entendaient le trouver, ils finissaient en règle générale par parler voitures. »
Editions JC Lattès - juin 2010

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