Barbara et les Papotins
Lettre de Barbara aux Papotins, publiée en décembre 1997 :
Chers enfants du Papotin,
Un matin, je reçois le journal du Papotin, dans ma maison.
J'ouvre le Papotin, et je vois que les images, ce sont vos visages tendres et souriants. Les textes de vos interviews, ce sont vos questions. Les poèmes, ce sont vos mots d'humour et d'amour, des mots que vous dites comme personne ne sait les dire, ni les écrire, avec un langage réinventé par vous.
Je suis éblouie par vos mots, par vos définitions des êtres et des choses. Vos mots sont comme des bulles de soleil, comme une fête.
Je vois que vous êtes des "extra-lucides magiciens" et j'ai eu envie de vous rencontrer.
Je lis le numéro de téléphone du Papotin, j'appelle, et c'est Driss qui me répond. Nous prenons rendez-vous pour un mercredi matin.
Je suis très intimidée et un peu angoissée quand j'arrive à Antony, je me demande quelle doit être mon attitude, mon écoute, mon langage, avec des enfants, avec des "personnes atypiques", comme vous dites.
J'ai poussé la porte, on se regarde et vous venez vers moi comme un vol d'oiseaux, tout de suite, vous me donnez la réponse à toutes mes questions.
On va s'asseoir sur le banc devant la maison (il y a des arbres et il fait beau), nous parlons sans entraves, nous parlons simplement et clair, et on rit beaucoup. Et voilà, vous m'avez donné la clef de votre jardin magique.
Vous savez bien que lorsqu'on se tutoie, on peut se dire plus de choses, parce que "se tutoyer", c'et mieux, c'est plus tendre. Alors on se tutoie.
N'est-ce pas Arnaud ?
N'est-ce pas Isabelle ?
N'est-ce pas Nathalie ?
N'est-ce pas Marjorie ?
Et toi Fernando ?
Et toi Robert ?
Et vous tous ?
Vous me posez des questions jolies, mais vraiment jolies et drôles, et toi, Arnaud, tu m dis que je suis une voiture, et toi aussi, Stéphane, tu me dis que je suis une voiture de course ! Rouge, je crois !
C'est le plus beau compliment que l'on m'ait fait, puisque je sais que vous adorez les voitures !
A midi, je déjeune à Antony, et toi, ma petite Isabelle, tu veux tellement venir dans ma maison, toi aussi, Marjorie qui aimes tant les bijoux. Alors un jour, vous êtes venus dans la maison charmante, comme dit Arnaud.
Bientôt, je vais revenir vous voir à Antony ; vous me raconterez peut-être ce que vous avez fait avec Driss pendant cette longue absence. Vous me direz vos poèmes et nous partagerons nos émotions et nos forces.
ça, c'est demain, mais aujourd'hui pour Noël et tous les autres jours, je vous envoie mille et mille et et des milliers de petites étoiles scintillantes qui tombent doucement sur vous et vous font une grande douceur de lumière.
Bonne Année,
A bientôt chers vous tous,
Chers oiseaux,
Je vous embrasse et je ris avec vous.
Depuis ce matin d'Antony, je pense presque chaque jour à vous. Je suis heureuse que vous m'ayez acceptée. Merci. Merci.
C'est une voiture rouge qui vous écrit et qui signe,
Barbara.
Lettre extraite du merveilleux livre : Toi et moi, on s'appelle par nos prénoms : Le Papotin, livre atypique

3 commentaires:
Je pense à toi... ce soir, tu as vu, il y a Hugo...
Oui Vanessa, j'ai regardé hier soir "Le cerveau d'Hugo" avec beaucoup d'émotion, c'était une très belle émission, les témoignages des personnes autistes étaient lumineuses, bouleversantes, inoubliables... J'ai peu dormi ensuite, je l'avoue. Je suis tellement contente qu'une telle émission, d'une si belle qualité, a pu se dérouler en prime time !
Oui émission très troublante... mais j'ai fui l'écran à l'arrivée des politiques.
J'ai pensé à M avec l'experte médicale de Tours, comme quoi c'est bien une exception (sur 6)...
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